L’histoire de la digitalisation d’Entreprise Muresan

En exclusivité, l’une des premières missions officielles d’ITized.

Par Ionut Finta, fondateur d’ITized.

Sur le terrain, aux côtés du dirigeant d’Entreprise Muresan. Photo réalisée pour le reportage Forbes, avril 2025.

Tout a commencé en 2017.

J’étais étudiant. En année sabbatique. Sur les chantiers parisiens.

Et notamment ceux d’Entreprise Muresan.

À l’époque, je ne parlais pas d’ERP, ni de CRM, ni de cybersécurité. Je posais du placo, je portais des sacs, j’écoutais les patrons parler entre deux cafés.

C’est là que j’ai compris quelque chose qu’on n’apprend pas en master d’informatique : une entreprise du bâtiment, ça tourne aux bras, aux nerfs, et aux carnets. Les outils numériques viennent après. Souvent bien après.

Quelques années plus tard, je suis revenu chez Muresan. Pas avec un sac de plâtre. Avec une proposition.

Voici ce qu’on a fait ensemble et ce qu’on construit encore aujourd’hui.

Avant même la tech, il y avait autre chose à construire.

Quand je suis arrivé chez Muresan, j’ai vu des équipes qui travaillaient dur. Des chantiers livrés à temps. Du savoir-faire qui se transmettait.

Et à côté de ça : aucune identité visuelle. Pas de logo. Pas de site. Aucun réseau social.

Toute cette valeur existait. Elle n’était visible nulle part.

Ça a commencé sur un bout de papier.

Trois propositions de logo, griffonnées à la main. Une retenue. Redessinée proprement sur PC.

Puis ce logo a voyagé : les devis, les factures, les documents commerciaux. Puis les t-shirts. Les casques de chantier. Les stylos. Jusqu’à habiter chaque recoin de l’entreprise.

Ensuite on a parlé site web. Petits croquis au crayon. Plusieurs designs, plusieurs débats. Ce que vous voyez aujourd’hui, c’est la version 2. La version 1 était très différente et c’est normal.

En parallèle : la page Facebook. Le profil Google Maps. Parce qu’aujourd’hui, être présent en ligne, ce n’est pas un seul endroit. C’est partout. On a mis en place les repères. Aujourd’hui, Muresan gère ses réseaux seule.

C’est exactement ce qu’on cherche à chaque mission : installer, transmettre, s’effacer pour ne pas créer la dépendance.

C’est seulement après tout ça, quand l’entreprise a commencé à vraiment grandir, qu’Excel a montré ses limites. Et qu’on est passé à Dolibarr.

Ce qui ne se dit jamais assez : tout ça prend du temps.

Faire un logo qui tient dans la durée : du temps. Faire un site qui convertit : du temps. Animer des réseaux sociaux : du temps, semaine après semaine.

Ce n’est pas un investissement qui paie le lundi matin. Ça construit, petit à petit, au rythme de la vie de l’entreprise.

Aujourd’hui, on peut fabriquer un site en 20 minutes avec l’IA. C’est vrai.

Mais un site seul ne sert à rien. Il faut le référencer sur Google, le soumettre à Bing, à Yahoo. Créer la fiche Google Business. Configurer un Google Workspace propre. Connecter les réseaux sociaux. Surveiller. Ajuster.

L’IA ne fait pas ça. Pas encore. Et même si elle le faisait demain, il faudrait quelqu’un pour vérifier, arbitrer, donner du sens.

Et sans expertise, tout ça prend encore plus de temps, voire ne se fait jamais.

C’est pour ça qu’il vaut mieux le faire bien. Dès le départ.

Le problème : pas l’outil. Le temps.

Entreprise Muresan, c’est du solide, du bâtiment. Vrai savoir-faire, équipes soudées, clients fidèles.

Mais chaque devis prenait trop de temps. Le suivi client vivait dans la tête du patron. Aucun site web. Et zéro cybersécurité.

Ce n’est pas un défaut. C’est la réalité de 8 sociétés sur 10 dans ce secteur.

Mon réflexe : tout faire gratuitement, quand c’est possible.

Certains auraient proposé une suite SaaS à abonnement mensuel. Ce n’est pas ma logique.

Mon premier réflexe, toujours, c’est de regarder ce qu’on peut faire gratuitement

ou à moindre coût avec des outils solides. Pas par idéologie. Par bon sens.

Pourquoi faire payer un client chaque mois pour un outil qu’il utilisera peut-être 10 ans ? Pourquoi l’enfermer dans un abonnement qu’il ne peut plus quitter sans tout perdre ?

Donne un poisson à un homme, il mangera une journée. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie.

Chez ITized, on ne vend pas un abonnement. On rend le client autonome.

C’est toute la différence.

Ce qu’on a livré : 3 briques, zéro dépendance.

⚙️ Dolibarr ERP/CRM — Open source. Souverain. Un seul outil pour les devis, les factures, les clients, le stock. Remplace 4 outils. Zéro abonnement mensuel.

L’interface Dolibarr : devis, factures, projets, stocks, tout centralisé dans un seul outil open source. (Image d’illustration — source : Dolibarr.org)

🌐 Un site vitrine — Sobre, rapide, pensé pour convertir. SEO local. Les prospects trouvent Muresan sur Google et peuvent les contacter en 10 secondes.

Le nouveau site vitrine d’Entreprise Muresan : sobre, rapide, pensé pour convertir. Un patrimoine de réalisations enfin visible en ligne.

🛡️ Cybersécurité — Sauvegardes chiffrées, authentification renforcée, formation des équipes. Parce qu’un ransomware le lundi matin, ça ne se rattrape pas.

Une vraie protection, pas un antivirus gratuit.

Dernière brique en date : on a déployé ESET, une protection anti-virus de qualité professionnelle.

Pourquoi ESET, pourquoi maintenant ?

Parce que le paysage a changé. Les attaques ne sont plus l’exception, elles sont la norme. Phishing, ransomware, virus qui chiffrent tout un poste en 3 minutes. Les antivirus gratuits fournis avec Windows ne suffisent plus.

ESET protège les postes en temps réel. Bloque les pièces jointes piégées avant même qu’on clique. Détecte les comportements suspects, pas seulement les virus connus.

C’est un filet de sécurité. Invisible la plupart du temps. Indispensable le jour où ça arrive.

Le vrai résultat n’est pas dans les outils.

C’est dans le temps récupéré.

Un devis sort en quelques minutes. Le patron peut partir sans que l’entreprise se grippe. Les relances sont automatiques. Les nouveaux prospects arrivent tout seuls.

Ils ont gagné de la sérénité. C’est ce qu’on vient chercher, au fond.

Le chemin qu’on a parcouru ensemble.

Avant Dolibarr, on a tâtonné. C’est honnête de le dire.

Étape 1 — Le local. Tout sur le disque du patron. Performant, mais tout seul.

Étape 2 — MEGA. Gros espace, excellent chiffrement. Mais le travail collaboratif coinçait : conflits de versions, fichiers qui disparaissaient.

Étape 3 — OneDrive. La collaboration fonctionnait. Mais au bout d’un an, devenu trop lent.

Étape 4 — Google Drive. Plus rapide. Et surtout, possible : grâce à Dolibarr, la facturation était sortie de Word/Excel. Moins besoin de co-éditer, donc liberté de changer de drive.

Étape 5 — la suite. Sortir des drives américains. Pour de bon.

Pourquoi c’est le prochain objectif.

Google et Microsoft ont une clause qui dérange : ce que vous déposez dans leur drive ne vous appartient plus totalement.

Vous avez travaillé. Eux détiennent.

Ce n’est pas une posture idéologique. C’est une question de bon sens : les données d’une PME française, ses clients, ses devis, ses contrats doivent lui appartenir. Point.

L’objectif final pour Entreprise Muresan : tout ramener dans Dolibarr. Un seul outil. Des données qui leur reviennent. Une souveraineté retrouvée.

On n’y est pas encore. Mais on avance. Chantier après chantier.

Ce que Entreprise Muresan dit de notre façon de travailler.

Forbes a parlé de nos valeurs. Entreprise Muresan les a incarnées :

  • Autonomie — ils gèrent Dolibarr sans nous.
  • Liberté — pas d’enfermement dans un écosystème propriétaire.
  • Sobriété — on n’a pas sur-ingénieré. Dolibarr bien paramétré suffisait.
  • Pédagogie — on a formé, documenté, transmis.

Pas une solution clé en main. Une transmission de savoir-faire.


Votre entreprise aussi ?

Si vous vous reconnaissez, l’Excel qui déborde, le site qui n’existe pas, la cybersécurité remise à plus tard, parlons-en.

Sans engagement. Sans jargon. Juste un échange concret.

👉 itized.fr/contact


Pour lire l’article Forbes complet sur notre philosophie : itized.fr/forbes